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Mesures permettant de retarder l’effraction Que faire pour ralentir au maximum l'entrée de personnes indésirables dans votre maison ?

Pour vous protéger efficacement contre le vol, 3 types de mesures peuvent être prises :

  1. Mesures organisationnelles: adoptez de simples et bonnes habitudes pour la sécurité de votre habitation, en évitant par exemple de mettre la clé sous un pot fleur ou sous le paillasson, en s’assurant que la boîte aux lettres ne déborde pas pendant les vacances, en fermant les portes à clé, en inventoriant et enregistrant les données concernant les objets de valeur, en faisant surveiller votre habitation pendant les vacances… Ces mesures n’engendrent aucun cout supplémentaire !
  2. Mesures de protection mécanique: en plaçant des obstacles physiques (menuiserie et quincaillerie) retardatrices d’effraction.
  3. Mesures de protection électronique: système d’alarme, ne fonctionnant en général que lorsque le cambrioleur est déjà à l’intérieur ! Ces mesures sont considérées comme complémentaires aux mesures organisationnelles et de protection mécanique.

La pénétration des cambrioleurs se produit le plus souvent par les façades, et plus particulièrement au niveau d’une faiblesse d’une fenêtre ou d’une porte, parce que trop souvent leur résistance mécanique est insuffisante.

La plupart des effractions se produisent en effet à l’aide de moyens simples pour entrer dans l’habitation : levier, tournevis, pied de biche, … et concernent surtout portes, fenêtres, cylindres de serrures et autres pièces de quincaillerie. Le bris de vitre ne concerne que 6% des vols !

Sachant que le cambrioleur amateur abandonne sa tentative d’effraction après 5 minutes en général, on comprendra aisément qu’il est primordial de faire installer des menuiseries et de la quincaillerie permettant de retarder la pénétration au maximum. Aujourd’hui, les menuiseries retardatrices d’effraction sont classifiées selon leur temps de résistance à l’effraction.

Norme NBN EN 1627 (06/2011)

La résistance des éléments de façade peut être mesurée objectivement depuis 2009 grâce aux normes européennes EN 1627, 1628, 1629 et 1630, adoptées par la Belgique depuis 2011. Ces normes permettent l’évaluation du niveau de résistance à l’effraction des menuiseries. Elles incluent également des recommandations aux fabricants et installateurs, leur permettant de faire évaluer leur travail par des organismes agréés.

6 classes de résistance ont ainsi été définies par la norme EN 1627, en fonction du niveau de protection offert :

  • Classe 1: cambrioleur occasionnel disposant de moyens simples (petits outils et force physique)
  • Classe 2: cambrioleur occasionnel disposant d’outils simples (idem classe 1 + tournevis, pince, scies, coins en bois/PVC)
  • Classe 3: cambrioleur moyen disposant de moyens plus élaborés (idem classe 2 + pied de biche, petit marteau, perceuse à main, chasses-goupilles)
  • Classe 4: cambrioleur expérimenté disposant de moyens encore plus élaborés (idem classe 3 + marteau lourd, hache, ciseau à bois, cisaille à métal, coupe-boulon, burin et perceuse portative)
  • Classe 5: cambrioleur expérimenté disposant en outre d’outils électriques (idem classe 4 + perceuse, scie sauteuse, scie sabre, meuleuse d’angle)
  • Classe 6: cambrioleur expérimenté disposant d’outils électriques puissants (idem classe 5 + masse, coin en acier, outils électriques puissants comme disqueuse, marteau à percussion)

Normes EN 1628-1630

La norme EN 1627 s’accompagne de 3 autres normes, décrivant quant à elles les méthodes testant la résistance :

  • EN 1628 : test statique consistant à exercer une pression en différents points de l’élément à tester. Les charges et la durée de l’essai, ainsi que les déformations maximales tolérées dépendent de la classe de résistance visée par le test.
  • EN 1629 : test dynamique consistant à laisser tomber une charge de 50kg en différents points de l’élément à tester. La hauteur de largage dépend de la classe de résistance visée par le test.
  • EN 1630 : test manuel, effectué en 2 phases, comportant un essai préliminaire (pour déterminer les points les plus vulnérables) et un essai principal visant à déterminer le temps de résistance avec des outils dépendant de la classe de résistance visée par le test.

Classe de résistance 2 (CR2) : le minimum requis pour les habitations privées

La classe de résistance 2, considérée comme le minimum exigé pour sécuriser son habitation contre l’effraction, permet une résistance durant 3 minutes contre un cambrioleur occasionnel qui tenterait de s’introduire dans la maison au moyen d’outils simples. Pour les habitations pouvant présenter un risque plus important de cambriolage, la norme CR3 peut être considérée. Pour les annexes, telles que les abris de jardin, la norme CR1 peut s’avérer suffisante. N’hésitez pas à procéder à une analyse de risque en bonne et due forme en concertation avec l’entrepreneur de votre choix ! Ensuite, une fois votre choix arrêté, demandez à l’entrepreneur en menuiserie extérieur de préciser dans son devis que « tous les éléments de façade accessibles selon la NEN 5087 correspondront à la classe de résistance 2 de la NBN EN 1627 de juin 2011 », fixez l’exigence de qualité choisie lors de l’établissement du contrat et demandez à ce que les rapports des essais soient annexés au contrat.

Quelle est la composition d’une menuiserie retardatrice d’effraction ?

Selon toute logique, la résistance de l’ensemble du bâtiment sera déterminée par celle de l’élément de façade le moins résistant. Ainsi, il est vivement recommandé que tous les éléments de façade présentent un niveau de résistance comparable à l’effraction. De la même façon, le niveau de sécurité d’un élément de façade sera déterminé par le niveau de résistance de ses différents éléments ainsi que le leur qualité d’assemblage.

Portes retardatrices d’effraction

Voici les points auxquels il faut veiller pour accroître la sécurité des portes :

  • Rigidité du vantail, et ajustement à l’encadrement
  • Solidité de l’encadrement de porte
  • Serrure multipoints
  • Gâches de sécurité
  • Cylindre de sécurité
  • Rosace de sécurité ou plaque de protection
  • Charnières avec pênes antidégondage
  • Placement de volets roulants
  • Vitrage retardateur d’effraction
  • Panneaux de remplissage
  • Lattes à vitrage

Fenêtres retardatrices d’effraction

Voici les points auxquels il faut veiller pour accroître la sécurité des fenêtres :

  • Résistance des profils
  • Vitrage retardateur d’effraction
  • Lattes à vitrage
  • Quincaillerie de sécurité multipoints
  • Poignée à clé

Et les autres labels ?

Comme le label CR2, le label I3, belge et antérieur aux normes européennes, se rapporte à la résistance à l’effraction des éléments de façade (portes, fenêtres, serrures). En ce qui concerne les pièces de serrurerie, il s’agit du label S3, réunissant une série de règles relatives au choix des matériaux, à la qualité du placement. Ces labels garantissent une résistance à toute tentative d’effraction pendant 3 minutes.

Le label Saflex Inside se rapporte aux vitrages retardateurs d’effraction, mais n’est plus d’application.

Avantage fiscal

Il existe une possibilité de réduction d’impôt pour les dépenses faites en vue de sécuriser une habitation contre le vol par le placement d’éléments de façade retardateurs d’intrusion : vitrages ou systèmes de sécurisation pour portes, fenêtres etc.

Le matériel recommandé par AVSecurity répond aux normes les plus exigeantes

N’hésitez pas une seconde : prenez contact avec nous !